AlimenTERRE 2018 Festival de films documentaires à Levens

Publié le par les perdigones

AlimenTERRE 2018 Festival de films documentaires à Levens

Dans le cadre du festival de films documentaires AlimenTERRE 2018, l’association Les Perdigones organise une projection à Levens:

 

Dimanche 18 novembre 2018, à 17h30 salle Fuon Pench,

 

« Vertueuses les multinationales ? Le business de l’aide au développement »

 

Entrée à participation libre

La projection sera suivie d’un débat et d’un buffet partagé, principe « auberge espagnole »

AlimenTERRE 2018 Festival de films documentaires à Levens

« Vertueuses les multinationales ? Le business de l’aide au développement »

un film de Valentin Thurn & Caroline Nokel (VF- 2017- 86 mn)

L'aide publique au développement européenne a pour objectif de faire diminuer l'insécurité alimentaire et la grande pauvreté dans le monde. Plutôt que d'utiliser des structures étatiques, les contributeurs allouent souvent les fonds à des entreprises, par le biais de partenariats public-privé. Or, dans les faits, les industriels ne jouent pas le jeu. En enquêtant en Afrique, en Zambie, au Kenya et en Tanzanie, les auteurs de ce documentaire ont constaté que la lutte contre la faim est un prétexte à l'importation du modèle d'agriculture intensive occidental. Le sujet méconnu de la captation de l'aide au développement par les grandes firmes internationales est ici traité de façon complète. Les limites du partenariat public-privé dévoilent les phénomènes d'accaparement des terres, d'endettement des paysans et du bouleversement des pratiques alimentaires locales. Pourtant, des modèles alternatifs d'aide au développement plus vertueux existent

Le Festival de films documentaires ALIMENTERRE:

 

AlimenTERRE 2018 Festival de films documentaires à Levens

Alors que de plus en plus de citoyens prennent conscience des dérives du système alimentaire mondialisé, de nombreux constats résonnent encore cette année : famines qui sévissent notamment en Afrique de l’Est, déclin alarmant de la biodiversité, engagements sur le climat qui reculent, scandales sanitaires qui se répètent, agriculteurs et éleveurs en difficulté, concentration du secteur agro-alimentaire et tentation du repli sur soi face à une mondialisation qui ne répond pas à ses promesses.

L’édition 2018 du festival ALIMENTERRE

 Pour aborder ces enjeux auprès du grand public et des jeunes et susciter chez eux l’envie d’agir en faveur du droit à l’alimentation, le CFSI propose cette année une sélection de films composée de 3 longs-métrages et 5 moyens-métrages avec des droits négociés pour des projections non commerciales du 15 octobre au 30 novembre 2018. Un millier d’évènements sont attendus en France et dans une douzaine de pays, notamment en Afrique de l’ouest. 3 intervenants venus d’Afrique de l’ouest sont attendus en France du 12 au 26 novembre et seront en tournée dans toute la France pour un regard croisé sur l’alimentation dans le monde.

 Le festival ALIMENTERRE 2018 ouvrira de nouveaux débats : les semences paysannes, maillon essentiel de notre alimentation ? L’huile de palme peut-elle être une source d’énergie durable et de revenus décents pour les paysans ? L’agroécologie, la solution pour nourrir la planète ? Quel doit être le rôle des grandes entreprises dans la lutte contre la faim ? Quelle politique d’aide au développement ? Qui sont les néo-paysans ? Quels enjeux derrière les produits de grande consommation ? Quelles politiques agricoles et commerciales pour une alimentation durable et solidaire ?

NOTRE RAISON D’ÊTRE

Le droit à l’alimentation

L’accès à une alimentation en qualité et en quantité suffisante est un enjeu partagé par tous les citoyens du monde. En septembre 2015, les États membres des Nations unies se sont engagés à « éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable » d’ici 2030 (Objectif de développement durable n°2).

Pourtant, plus de 800 millions de personnes dans le monde, soit 1 personne sur 9, principalement des ruraux, souffrent de la faim. Il s’agit pour moitié de paysannes et de paysans. La majorité vit en Asie, tandis qu’en Afrique, 1 personne sur 5 est sous-alimentée. L’augmentation des taux de surpoids et d’obésité s’ajoute à ces inquiétudes. En Europe, la faim et la malnutrition se développent également.

Une alimentation durable et solidaire

Le système alimentaire actuel ne répond pas aux défis économiques, sociaux et environnementaux. L’agriculture fait figure d’accusée quand on parle climat. Elle est directement et indirectement responsable du quart des émissions globales de gaz à effet de serre. Mais elle est également une victime, quand frappent sécheresses et inondations affectant en premier lieu les pays du Sud. Si rien n’est fait, le nombre de personnes souffrant de la faim pourrait doubler d’ici à 2050. En plus de la dégradation des ressources naturelles, la maltraitance animale est pointée du doigt. Le gaspillage alimentaire représente 30 % de la production mondiale.

Dans les pays du Nord, le système alimentaire mondialisé domine et n’est pas sans impact sur les pays du Sud. Fondées sur un modèle néolibéral, les politiques agricoles et commerciales et la financiarisation de l’alimentation renforcent la concentration du secteur agricole et alimentaire. Dans les pays du Sud, l’agriculture familiale de proximité continue majoritairement de nourrir la population. Elle est pourtant menacée en raison de la vision d’un grand nombre de responsables politiques et la pression de multinationales qui la considèrent comme une survivance du passé et soutiennent un modèle agricole de type industriel, principalement destiné à l’exportation, au détriment de la sécurité alimentaire des populations.

Malgré ces constats, des initiatives germent à travers le monde pour mettre en place des systèmes alimentaires durables et solidaires et promouvoir des politiques en faveur de la souveraineté alimentaire. L’agroécologie, le consommer local, la possibilité pour une population de choisir la nourriture qu’elle souhaite consommer sont autant de pistes applicables sur tous les territoires. L’alimentation doit cesser d’être considérée comme une marchandise comme une autre car elle est nécessaire à la vie et que sa production est soumise aux aléas climatiques.

La démocratie alimentaire

Pour contribuer à un système alimentaire durable et solidaire, le citoyen a un rôle à jouer. Informés des enjeux économiques, sociaux, environnementaux en France et dans le monde, les consommateurs peuvent faire évoluer leur choix de consommation et agir en tant que citoyens. Ils peuvent ainsi contribuer à la co-construction, avec les différents acteurs liés à l’alimentation, de politiques de long terme aux niveaux local, national, et mondial.

 Dans un contexte de crise économique et sociale et face à une tendance au repli identitaire marquée par une montée du racisme et de la xénophobie, la réponse à ces enjeux ne se joue pas uniquement au niveau local. Une plus grande solidarité entre les peuples est nécessaire pour permettre l’accès de tous à une alimentation de qualité.

À l’initiative du Festival ALIMENTERRE : le Comité Français pour la Solidarité Internationale
Coordonné par le CFSI depuis 2007, le Festival ALIMENTERRE sensibilise le grand public et propose des pistes d’actions concrètes pour contribuer au droit à l’alimentation. Association reconnue d’utilité publique créée en 1960,
le CFSI regroupe 24 organisations membres (associations, syndicats, collectivités territoriales) engagées sur le terrain pour lutter contre la faim, la pauvreté et les inégalités. Le Festival ALIMENTERRE est la vitrine des actions menées toute l’année par le réseau ALIMENTERRE, animé par le CFSI.

AlimenTERRE 2018 Festival de films documentaires à Levens

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Dalmasso 14/11/2018 17:18

Super bien construit et très instructif.
Cordialement René DALMASSO