ET LA LUMIERE …TUE

Publié le par les perdigones

          Pendant que dans des moyennes communes qui se prennent déjà pour des villes on éclaire mêmes des routes de campagne, ailleurs on s’attaque enfin à la pollution lumineuse et une réserve de lumière est créée en France (autour du Pic du Midi ) .
           20% de la planète est atteint de pollution lumineuse.
Cette notion  apparue dans les années 80 désigne « le phénoméne d’altérations fonctionnelles d’écosystèmes par imiction de lumières artificielles dans l’environnement nocturne ». (lien)
 
 UN FLEAU QUI POLLUE, COUTE CHER ET...TUE
4 % des émissions de gaz à effet de serre sont dues en France à la pollution lumineuse.
          Alors que l’éclairage public représente près de la moitié des factures énergétiques des communes on pourrait selon  l’ADEME (Agence De l'Environnement et de la Maitrise de l'Energie)  «réduire de 30% cette facture,  ce qui enlèverait chaque année de l'atmosphère 185 000 tonnes de CO2. »
           Les lumières abusives ne sont pas qu'un gaspillage d'énergie : elles sont aussi une source de perturbation de la santé humaine et de la biodiversité.
Le halo lumineux qui nous entoure
  • nous empêche de voir le spectacle des étoiles,
  • est nocif pour la santé
  • et modifie en profondeur les écosytèmes et l'équilibre de la chaîne alimentaire.
           "Briser l’alternance naturelle du jour et de la nuit perturbe considérablement la faune et la flore. Elle affecte la migration, la reproduction, la chasse ou encore la pollinisation de nombreuses espèces" explique le ministère de l'écologie. De surcroît, l’homme ne serait pas épargné par cette exposition prolongée à la lumière artificielle : " éblouissement, troubles du sommeil, facteur possible d’incidence des cancers..."  ajoute le ministère  (lien)
 
UNE RESERVE DE LUMIERE
C’est au Pic du Midi que cette réserve de lumière (une réserve de ciel étoilée) va « voir le jour » ce jeudi 11 juin. (lien)
Un seul site au monde a pu obtenir ce label, celui de Megantic au Québec. Le titre de Réserve internationale de ciel étoilé est attribué par l'International Dark-Sky Association (IDA). Une telle réserve est un espace de grande dimension où le ciel est d'une qualité exceptionnelle, faisant ainsi l'objet d'une protection à des fins scientifiques, éducatives, culturelles ou dans un but de préservation de la nature.
Quels sont les critères retenus ? L'IDA effectue un certain nombre de mesures prouvant qu'il y a une réelle diminution des flux lumineux dans un cercle concentrique autour du Pic. À l'intérieur de cette zone, les communes concernées doivent s'engager à réduire la pollution lumineuse. Les élus se voient fixer une sorte de cahier des charges avec des objectifs précis.
 
UN CONCOURS DES VILLES ET VILLAGES ETOILES
Mais en attendant que les réserves s'étendent, pour que les communes deviennent plus raisonnables, l'Association  Nationale pour la Protection du Ciel et de l'Environnement Nocturne (ANPCEN), en partenariat avec l'association des maires de France organise le concours des villes et villages étoilés. cliquer  (lien)
 

Publié dans Pollution

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

kurisu 13/06/2009 16:15

Tous ceux qui ont eu la chance de passer ne serait ce qu'une nuit dans le désert ont connu la splendeur d'un ciel sans pollution lumineuse. Nos aieux avaient cette chance là tous les soirs ! Je ne prône pas un retour à la bougie, non, mais on n'est vraiment pas obligé d'éclairer toute la nuit et partout.

Yves 11/06/2009 20:17

Pour justifier l'éclairage des routes, on entend souvent l'argument de la sécurité.  Mais cet argument ne tient que lorsqu'il existe une circulation piétonnière nocturne.  Il est par exemple justifié de renforcer l'éclairage des traversées piétons dans les agglomérations rurales.Sur des routes à circulation piétonnière nulle ou quasi-nulle comme c'est le cas à Levens (hors agglomération), le principal danger pour le piéton qui s'aventure de nuit sur ces routes n'est pas l'absence d'éclairage, mais l'absence de trottoir ou d'accottemment pour se réfugier.Quant à la sécurité des usagers motorisés, des expériences menées en Belgique (où la quasi-totalité du réseau routier, de l'autoroute aux voies communales, est éclairé), ont montré que l'incidence de l'éclairage sur l'accidentologie hors agglomération était loin d'être significative, voire même jouait en sens contraire du fait d'une baisse de vigilance des conducteurs.Alors, d'accord pour l'éclairage dans les zones d'habitat dense, qui ne sont encore pas trop nombreuses à Levens.  Ailleurs, c'est pour frimer, mais l'argument de la sécurité ne tient pas.