La stratégie de la victimisation

mis en ligne le 13 mars 2014

 

« Crier au scandale plus fort que son voisin pour faire oublier qu'on s'est fait prendre la main dans le pot de confiture : une politique efficace pour se faire passer pour victime. »

Voilà en quels termes le journal Marianne analysait, ce grand numéro que constitue la victimation.

En cette période ou les affaires se multiplient c'est la seule arme de défense des accusés. Et la ficelle rhétorique est souvent efficace.

Cela se passe de la façon suivante. La stratégie consiste à renverser la perspective et à présenter le coupable en victime, en ne lésinant pas sur le pathos et les énormités, bien au contraire.

Les exemples sont légions, et le maire de Levens a bien appris la leçon. Presque il ferait pleurer dans les chaumières. Il serait victime d'attaques personnelles lui, sa famille, dit-il. Evidemment sans fournir la moindre preuve.

Car il y a un moyen de savoir qui dit vrai, ou qui salit. Ce moyen c'est les faits. Dans le cas de Vert Azur c'est simple.

Ce sera simple dans un autre article sur le PLU, ou exemple à l'appui il sera facile de savoir qui a défendu des intérêts personnels ? Qui ?  Les opposants sans pouvoir ou celui qui a tenu le crayon délimitant les zones ?

Il lui restera une dernière tentative pour noyer le poisson (ou le problème) : se plaindre sans aucun doute que ces articles arrivent un peu avant l'élection municipale. Comme les comptes fournis en dernière limite.

Ce billet de François Morel sur France Inter répond à cette objection