LA METROPOLE, CET APRèS DE LA DEMOCRATIE

mis en ligne le  25 septembre 2012 

 

LA METROPOLE, CET APRèS DE LA DEMOCRATIE

 

     Dans le principe, l’organisation d’un grand territoire en Métropole peut se justifier. Cohérence de l’aménagement du territoire, mutualisation des moyens, structure de poids suffisant pour rayonner plus loin etc etc.

    Dans la réalité, le mode de désignation de ses représentants et le fonctionnement de cet organisme est une catastrophe, un au delà de la démocratie, c’est  dire un lieu ou la démocratie n’existe plus.

    La première métropole de France est celle de Nice Côte d’Azur. Elle existe depuis le 1er janvier 2012. Composée de 46 communes son territoire va des bords de mer, au col de la Bonette Restefond (2715 m)  http://www.nicecotedazur.org/la-metropole

    Qui sont les représentants de ces 46 communes ? Les maires de toutes les petites et moyennes communes, ainsi qu’un certain nombre de délégués au prorata de la population. Ainsi Nice a 64 délégués (sur 128) Levens 1 (le maire).

    La couleur politique de l’hémicycle en devient une caricature. Grosso modo la droite a les neufs dixième des élus, ce qui même dans ce secteur très à droite est quand même  énormément exagéré. Le phénomène est encore accentué lors des votes où des maires, qu’on peut situer sans problème « à gauche », votent avec la majorité la plus part des décisions. Ils sont là en tant que Maire et ont tout intérêt à collaborer. D’autant que la quasi-totalité  des compétences reviennent à la métropole.

    Il y a plus grave encore. Les élus se prononcent sur des dossiers qu’ils ne connaissent pas. En ce sens ils sont des machines à lever le bras et à renforcer le pouvoir du chef. Chef qui commande lui-même le micro et ordonne le temps de parole comme il l’entend.

    Quel est le maire, le délégué qui a approuvé le PLU de Levens et qui en connaît ne serait ce que les grandes lignes ? Combien d’entre eux ? 1%, 2% ?

    En droit il existe une notion qu’on oppose souvent à ceux qui veulent ester en justice c’est « l’intérêt à agir ». On serait bien inspiré de la transposer dans cette assemblée.

    Cet organisme est mal pensé et demande des réformes de fond comme la représentation à la proportionnelle. En attendant, des décisions sont prises, et ne vont pas forcément dans le sens de l’intérêt des populations.

     Celles-ci  ont bien du mal à se faire entendre, même quand elles font l’effort comme ce fut le cas à Levens de produire via les associations les grandes lignes de propositions pour un autre PLU (19 pages) qui va dans le sens de ce qu’elles ont exprimé depuis longtemps. La transmission de ce document aux élus a suscité un immense silence qui s’entend encore.

 

NB: Les conseils communautaires sont publics. Il est conseillé de s’y rendre pour vérifier ce qu’on avance là. On peut aussi les suivre en direct sur le site de la Métropole.