Levens (06): projets en panne, attaque infâme

Publié le par les perdigones

   "Des projets majeurs" seraient bloqués par des associations pour des "raisons d'intérêts personnels", ou pire pour monnayer leur recours. Cette charge violente contre le mouvement associatif dans le journal Nice Matin s'accompagne d'un monologue du maire de Levens où celui ci induit la justice à trancher dans le sens qu'il souhaite. 
       Pourtant les blocages des projets tiennent à une réalité de terrain bien différente.
 
        C'est l'exemple même de l'article pas correct, intellectuellement et déontologiquement.
       Comment sur des sujets aussi importants que la réalisation de programmes immobiliers sur une commune peut-on donner une approche de la réalité sans accorder voix au chapître à ceux qui les combattent?
       Comment peut-on se permettre, d'insinuation en amalgame, de discréditer ces mêmes associations sans connaître ce qu'elles font et sans vérifier la réalité des problèmes ? Par exemple il n'y a pas eu pour l'instant de recours sur le projet de l'Orte contrairement à ce qui est dit par le maire et repris par Nice Matin.
       C'est pourtant ce que réalise Gérard Castex dans le journal Nice Matin  (édition "Région Niçoise" le 10 juillet)
 
       Au départ une association (L’ADSLevens) médiatise un succès au tribunal administratif. Normal.
       Ce qui l'est moins, c'est que l'interview du président de l'association soit  précédé d'un grand papier qui est une charge contre le mouvement associatif (qui ne peut s'expliquer), accompagné d'un monologue d'un maire qui se permet des dires faux et graves sur d'autres projets contestés, dires qui ne sont confrontés à rien ni personne.  
 
 LES FAITS, TOUJOURS LES FAITS
 
       Les faits : l’ADSLevens vient de gagner un procès contre le Conseil Général des Alpes Maritimes à propos d’aménagements projetés aux Grands Près de Levens. Le tribunal a donné raison à cette association de défense de l’environnement au motif premier que le commissaire enquêteur n’a pas pris suffisamment en compte les propositions alternatives de L’ADSLevens. (Tiens tiens…).
      C'est des raisons d'intérêt personnel ça?
Au passage il est à remarquer que le commentaire du maire est confondant; les coûts qu'il donne sont sous estimés et il n'aurait même pas été informé (par le conseil général et la métropole) du résultat de la procédure. (!!!)
         
        Par ailleurs, depuis des mois et des mois, l'association "les Siprés du Rivet" et des riverains, constatant qu’il y avait matière, ont déposé un recours contre un projet d'immeubles au quartier du Rivet. 
      Comment peut on parler d'intérêt personnel sans être aller les rencontrer et étudier leurs arguments?
 
      Et encore par ailleurs, depuis trois ans le projet d’un programme d'immeubles au quartier de l’Orte, lieu choisi de façon totalement aberrante, a été bloqué… par les services de l’État. Cela suite aux remarques déposées lors de l’enquête publique sur le Plan de Prévention des Risques Inondation, et retenues par le commissaire enquêteur.
       C'est des raisons d'intérêt personnel ça? 
 
      Toujours pour donner le contexte, le PLU de Levens dont le maire tire fierté, est rejeté par les habitants (de tous bords) qui ont déjà signé en masse (1 300 signatures à ce jour) une pétition adressée à Christian Estrosi, président de la Métropole Nice Côte d'Azur.
       Ce PLU est attaquable par bien des points et les levensois ont fait savoir qu’ils seraient prêts à le faire.
 
       Le maire enrage justement parce que les oppositions qu'il rencontre sur ces sujets sont massives et largement partagées sur la commune. 
       Dans la foulée il fait distribuer une brochure luxueuse sur le PLU alors que l'enquête publique est finie (c’est nous qui payons), où encore une fois lui seul dit « ce qui est vrai », bannissant les droits de l’opposition. Il se conduit en monarque, mais sans résultat. Il a même réussi à se mettre à dos des gens proches de lui, de son bord politique aussi. 
       Tant que les oppositions sont des oppositions d'idées on reste dans le registre de la démocratie. Mais là on a franchi une étape. Le chantage à l'adresse de la justice, s’il était suivi d’effets, serait le signe que notre démocratie va bien mal.
 
 
 SELON Nice-Matin :
LES ASSOCIATIONS VONT EN JUSTICE
POUR EN TIRER DES BÉNÉFICES FINANCIERS
 
       Ce qui est étonnant c’est qu’un journaliste ne s'en tienne qu'à l'avis du maire. S'il s'était enquis d'autres sons de cloche, il aurait pu appréhender différemment la réalité locale. On vous livre l'article de soutient à Antoine Véran. (lien)
  •  Ça commence par un sous-entendu, qui est la reprise de l’argumentaire habituel du maire. Jugez, selon ce journaliste, les associations se battent contre des projets pour défendre des intérêts personnels... 
Bon sujet en effet, et il y aurait une belle enquête à faire sur les intérêts personnels et l'intérêt général à Levens.  Chiche, on y va sur ce registre ? 
  • Après le sous-entendu d'intérêts personnels, il y a pire: un gros amalgame, une insinuation diffamante.
Vous savez Mesdames et Messieurs les membres d’associations, pourquoi vous faites des recours contre certains projets ? Parce qu'ils sont contraires à l'intérêt général ? Parce qu’ils ne respectent pas les lois ? Parce qu'ils impactent l'environnement contre les générations futures? Etc.etc.
Non ! Pour monnayer !
       Vous avez bien lu ! Les associations interviendraient pour en tirer des bénéfices sonnants et trébuchants ! Et monsieur Gérard Castex qui écrit ça, l’écrit, dit-il, sur la foi d’un « nous a t-on dit discrètement au tribunal administratif ». Ce serait même "un nouveau métier qui émerge ".
        Évidemment pour discréditer on ne fait pas mieux.
      On va nous répondre que personne n'a été cité. Et alors ! Dans un article où l'on parle de Levens, des associations qui s'opposent à des projets que l'on cite, vous pensez à qui et les lecteurs ils pensent à qui ? Le procédé n'est pas beau. Pas que, il est malhonnête !
       Une affaire de ce type a bien eu lieu dans l'ouest de notre département, il y a plusieurs années. Il y a eu condamnation de la personne incriminée par les tribunaux, et nous nous en félicitons.
       Des "arrangements" entre élus et promoteurs, il y en a aussi, et beaucoup plus, est-ce pour autant qu'il faut généraliser et tomber dans la calomnie, dans le "tous pourris" ? 
       Les associations, Monsieur, sont composées de centaines de milliers de gens honnêtes, de bénévoles qui donnent de leur temps, de leur argent personnel, de leur énergie. La vivacité du mouvement associatif est une richesse, une chance pour le pays. 
        Et à Levens s'il y a autant d'associations de défense de l'environnement, reliées à des collectifs ou à des structures plus importantes, c'est que beaucoup de personnes ici aiment leur "vert pays", et le défendent parce qu'elles l'estiment menacé.
 
 
LES PRESSIONS DU MAIRE: S’AFFRANCHIR DES RÈGLES
 
       Les associations mettent souvent en lumière des aberrations dans les choix faits, en terme d'aménagement par exemple, parce qu'elles connaissent bien ce dont elles parlent. Et à Levens (06), il y a de quoi montrer.
       Parfois les tribunaux donnent raison aux associations, parfois non, parfois les dérives ne sont pas poursuivies (par les procureurs...). C’est ainsi. Rares sont les associations qui y vont de gaieté de coeur, et la saisie du tribunal est souvent le signe que la démocratie n'a pas fonctionné à temps. 
 
       Mais quand le maire dit dans Nice-Matin: "Levens peut être un bon élève de la loi SRU, mais il faut que la justice tranche…". Cela s’appelle faire pression.
      Qu'est que signifie cela ? Qu’au nom du logement social, il faudrait passer sur tout, sur les risques, sur les règlements... Que le sésame pour mettre des immeubles en des endroits pas du tout adaptés, c’est dire: "logement social".
      Ce chantage a un sens: celui de la fin des règles démocratiques qui fixent le cadre de tout projet. " Puisque mon projet, je vous le dis, c'est faire du logement social en cette période de pénurie, c'est qu'il est bien ! Alors fermez les yeux ! Qu’est ce que vous venez m’embêter avec ces histoires d’environnement, d’inondations, de préservation des terres arables etc."
       S’affranchir de tout et décider selon le bon vouloir du chef (qui n’a jamais tort): voilà le modèle mis en avant. Autant d’ailleurs supprimer des services, des commissions, tant qu’à faire, car ça fait "perdre du temps". La démocratie aussi n'est ce pas? Ne l'avez-vous pas déjà entendue cette argutie ? 
 
        Faut-il rappeler que les enquêtes publiques, les plans de préventions des risques ne datent que de quelques années (une trentaine).
        Qu'ils sont des moyens que la société s'est donnée pour conjuguer aménagement, concertation, risques, et préservations de certains lieux.
        Qu'ils sont censés éviter de faire n'importe quoi, qu'ils sont censés protéger les biens et les personnes, veiller que ce qui est fait aujourd'hui ne soit pas une nuisance irréversible pour demain.
 
       Le modèle que prône le Maire de Levens signifierait un recul de plusieurs dizaines d’années en arrière, voire bien plus. (Voir les réflexions de Bernard Steigler sur les modèles des sociétés après la démocratie). Et ce maire le met déjà en oeuvre.
      Exemple, quand en octobre dernier, il refuse une salle communale à l’association les Perdigones, au motif qu’elle parlerait de l’Orte. Oui vous avez bien lu, il veut dicter ce dont on peut parler. Le tribunal condamne évidement l’élu, car la liberté d’expression est protégée dans ce pays !
       Mais l’élu levensois s’en moque de perdre au tribunal. Ce n’est pas lui qui paye, ce sont les contribuables, c’est à dire nous tous. Nous payons d’ailleurs doublement: pour obtenir le respect d’un droit, et lorsqu’on l’obtient, on paye, en tant que citoyen, la condamnation des décisions de cet élu. Oui et ça c’est un scandale, Monsieur. 
       Mais, malgré ce, il en faudra plus pour faire taire les associations.
       Nous voyons bien le piège grossier qui leur est tendu. Leur faire peur, les intimider par tous les moyens, refus de salle, refus de parole, mise au tribunal etc. Ce n'est pas joli joli.
        Mais revenons aux faits et parlons de l’Orte.
 
L’ORTE, INONDABLE SELON LE PPRI 
 
       Savez-vous Monsieur, que l’Orte est l’endroit de la commune où les problèmes d’eau sont parmi les plus importants? 
        Où le PPRI a finalement classé le lieu en zone inondable, (une partie du lieu en rouge et l’autre en bleu foncé), alors que le Maire, contre toute évidence, ne cesse de marteler "il n’y a pas d’eau à l’Orte". Et qu'il y a trois ans la zone était sans risque en bleu clair. Ce qui change beaucoup de choses ; règles de sécurité, coûts etc.
C'est pour "défendre des intérêts personnels " que le secteur est devenu à risque ?
       Le PPRI a été adopté le 19 juin dernier, par le préfet. Un avis est paru 3 semaines après, en pleines vacances, le 7 juillet dans Nice Matin. (Ici,pour chercher les documents du PPRI) 
       Le minimum déontologique quand on accuse une partie (ici, les associations), c’est de donner leur point de vue. N’apprenait-on pas ça dans les écoles de journalisme ?
       Quand les associations de défense de l'environnement de Levens ont une initiative, le journal va demander le point de vue du Maire, mais quand le maire parle, il a toujours raison et on ne va pas interroger ceux qui ont un point de vue différent et qui sont attaqués. 
       Nice Matin nous a habitué à mieux... 
 
LE MAIRE PERSISTE A REFUSER
QUE DES BÂTIMENTS COMMUNAUX
SOIENT DES LOGEMENTS SOCIAUX 
 
       Donc vous en êtes là…  venir en aide à ce pôvre maire, ce Maire "qui ne peut pas faire les logements sociaux qui lui sont réclamés et par la loi et par les habitants".
       Il vous le dit et ça vous suffit Mr le grand enquêteur.
 
       Savez-vous que la commune possède des appartements, des logements, dont les baux venaient à expiration il y a quelques semaines. L’opposition lui a proposé de les passer en logements social et les loyers aussi.  "Vous n’y pensez pas", a répondu le maire ! (Et ce n'est pas la première fois). Voilà une position contre les logements sociaux. C'est celle du maire que vous avez interviewé. 
 
       Vous en savez quoi, monsieur, de la question du logement social à Levens ? Vous n’en savez rien, et vous n'avez pas cherché ! Alors on va vous expliquer, brièvement.
  • À Levens il y a 166 logements vacants, à Nice 27 444 (chiffres INSEE 2009, mise à jour le 28 juin 2012)
  • À Levens, le maire qui est élu depuis 18 ans n’a jamais rien fait pour cette question. Il a fallu faire une manifestation (Oui monsieur: 300 personnes ont manifesté à Levens en octobre 2009) pour demander que les gendarmeries inoccupées depuis des années deviennent des logements sociaux et que cette question du logement social ne soit pas prétexte à bétonner.
  • Depuis, il y a eu quelques logements rénovés dans le bâtiment d'habitation de l'ancienne gendarmerie, mais c'est infime par rapport à ce qu’on aurait pu y faire. Et à cet endroit, il y a toujours un autre bâtiment abandonné depuis des décennies et qui appartient à la collectivité (photo ci-dessous).
vieille gendarmerie46
vieille gendarmerie 42 
 
        Et puis on peut faire du logement social sans pour autant bâtir des immeubles, et surtout pas n'importe où. Par exemple on peux obliger de l'habitat mixte dans les lotissements qui sortent de terre régulièrement sur cette vaste commune.
 
        Vous savez Monsieur, ce n’est pas la première fois que ce maire milite pour réaliser des projets là où il ne faut pas, à contre usage des lieux.
       Il y a quelques années, c’était sur le parking public du village qu’il voulait installer des immeubles. (Voir photo montage ci-dessous)
projet immeubles parking village de Levens en 2004 
      Ça ne c’est pas fait. A cause de ces " mauvaises" associations bien sûr, et surtout parce que l’intérêt général était si peu évident que cela n’aurait pas été sans risques d’insister…lire ici le revue de presse de l'époque (il ya 7 ans !) sur ce sujet édifiant.
 
      Cela vous semble normal Monsieur, de chercher à construire des logements n'importe où, (comme à l'Orte dans une zone pleine d’eau), sous prétexte de faire du social ?
       Vous savez ce qu’il a fait, ce Maire, il a fait faire des photos à l’Orte (le quartier plein d’eau) un jour où il était tombé 10 mm d’eau de pluie (une peccadille). Et vous savez ce qu’il y a sur ces photos ? Rien ! Il n’y a pas d’eau !
      Il a le raisonnement court votre interlocuteur qui dit toujours vrai ! Puisqu’il n’y a pas d’eau quand il ne pleut pas, c’est la preuve qu’il n’y a pas d’eau quand il pleut.
      Voilà la logique de ce bâtisseur expert. Et surtout, ne pas la contester!
 
       Monsieur, l’association les Perdigones se bat contre le projet de bétonner l’Orte. Elle se bat pour des raisons qui vous échappent et dont vous vous moquez.
       Elle n’a pas eu besoin de recours en justice jusqu’à présent, car les gens qui font correctement leur travail ont compris que l’eau posait des problèmes. D’autres ajoutent que supprimer les dernières terres arables de la commune (et l'Orte en fait partie), c’est incompatible avec une gestion durable des territoires.
 
       Aujourd'hui, l'opération du maire n’a qu’un but, parvenir coûte que coûte à ses fins, faire pression sur tout le monde, la justice, les services de l’État, chercher leur soutien et celui de la Métropole. 
       Depuis des mois, il refuse la discussion contradictoire et des propositions alternatives.
        Pourquoi a t-il systématiquement refusé que Les Perdigones soient présentes aux réunions sur les projets de l'Orte? Les parties prenantes auraient ainsi pu prendre la vraie mesure de ses allégations.
       C'est facile de dire ce qu'on veut quand il n'y a pas en face des gens qui démontrent le contraire.
       C'est facile d'accuser quand les accusés ne sont pas là pour répondre.
 
 
ATTAQUER LES ASSOCIATIONS POUR LES FAIRE TAIRE
 
       Le combat n’est pas à armes égales.
  • D’un côté, un pouvoir exorbitant, des médias pas très critiques (la preuve), l’argent des contribuables pour ester en justice, l’argent des contribuables pour faire des brochures de propagande, des services (bureaux d'études, services municipaux ou métropolitains) payés par les contribuables pour faire le travail...
  • Et de l’autre des citoyens... qui alertent et qui doivent se battre (oui c’est un combat), avec beaucoup de générosité et aucuns moyens.
      Ces derniers temps, il y a tout un mouvement pour atténuer la portée des interventions associatives. Certains veulent les faire taire par tous les moyens. 
       Fort heureusement il y a des lois en France. Et à 20 km de Nice on est encore régis par ces lois, ce qui explique que quelquefois le pot de terre résiste face au pot de fer, ne vous en déplaise, Messieurs.
 
 
 

Publié dans Urbanisme

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Axel 27/07/2012 09:03


Si on considère que les grands prés sont le lac majeur de Levens, et que le terrain de l'Orte se situe dans le lit majeur du Rio seco, on peut à ce titre considérer que le projet de l'Orte est
aussi en ce sens majeur de la même façon que le doigt du même nom enfoncé en terrain glissant. Un journaliste mineur manquant de hauteur qui bâtit sa carrière sur du sable sera emporté à la
première vague même mineure.


 

Odile 17/07/2012 14:07


 


J'ai lu comme d'habitude avec beaucoup d'intérêt la dernière livraison du blog des Perdigones.
    L'article de Nice-Matin reste tout à fait dans le droit fil des attaques contre les associations que nous subissons depuis de nombreuses années.
    Il faut savoir que l'argument du retrait de la plainte en échange de "monnaie sonnante" a même été avancé (entre autres) lors du Grenelle de l'environnement par FNE
pour obtenir le décret scélérat concernant l'agrément des associations. Or si cette "légende" a un fondement quelconque, cela ne concerne que les recours faisant l'objet d'un dépôt au Greffe
et retirés avant le jugement. Jusqu'à présent, chaque fois que l'on m'a raconté cette calembredaine, je n'ai jamais obtenu ni nom d'assoc ou d'événement (même à Marseille où la "légende" est
tenace et très répandue).


    Toute la démonstration du blog est très bien, sauf qu'à mon avis, il manque une chose importante : le rôle des juges du Tribunal Administratif (T.A.) et du rapporteur du
gouvernement (représentant l'Etat) plus celui des avocats des deux parties.
    Le tribunal administratif ne fait que juger selon le Droit et les lois votées par le Parlement. Ses jugements sont rendus après avoir entendu toutes les parties en
présence. Puis une fois la séance d'audition terminée, les trois juges (en général) reprennent le dossier et détaillent tous les éléments.  A ce moment là, s'il y a lieu, le non-respect
de la Loi est toujours détaillé et fait partie intégrante du jugement rendu.
    Et c'est exactement cela que les décideurs tentent de noyer en s'en prenant aux soi-disant abus des associations (c'est tellement plus fastoche, n'est-ce pas ?)
    Que les élus, décideurs de tous poils commencent EUX par respecter la Loi (en la matière le code de l'urbanisme et celui de l'environnement) et les recours seront
inexistants et/ou perdus. On devrait remercier les associatifs de mener ce rôle de lanceurs d'alerte bénévolement au lieu de les"insulter" comme je l'ai lu dans l'article de
Nice-Matin

J.L 17/07/2012 08:04


Nice Matin fait toujours comme ça depuis des lustres. Ils sont les rois pour faire semblant d'être objectifs, tout en défendant les positions des "régnants", c'est à dire dans notre pays
disgrazziato de la droite débile, dure... et magouillante.
C'est vraiment infâme, le mot est juste. Car si au moins ils affichaient ouvertement (et honnêtement) leur position, mais non, ils la joue avec le masque, en douce, comme des facia-faussa. Honte
à eux !
Et le bon peuple du "comté de Nice" ( hahaha) qui, perfusé depuis des décennies, gobe et en redemande.
(Récemment, à propos de l'Aigle d'Or, ils ont fait pareil : au lendemain de la baffe que s'est pris Estrosi, ils reprenaient ses arguments et relativisaient la décision prise par la justice.)
Y aurait pas moyen de les attaquer en justice ? Ou au moins d'obtenir un droit de réponse ?

Lulu06 16/07/2012 17:05


les élus n'ont qu'à respecter les règles (d'urbanisme ou de l'environnement) et il n'y aura même pas matière à recours.


Merci aux associations